Rechercher un article


Mot clef :














Production et applications   

Chimie minérale

La chimie organique décrit les propriétés des composés du carbone tandis que la chimie minérale celles des composés des autres éléments.

Depuis longtemps, les savants constatent que certaines substances minérales, comme le sel gemme, sont définies par des faces planes, régulièrement disposées. Elles se divisent facilement selon certains plans (dits de clivage). Sinon, elles se brisent en mille petits éclats. D’où ce postulat fait au XVIIIè siècle : les cristaux sont constitués d’unités fondamentales. Dans le cas du sel gemme, ces unités seraient de petits cubes empilés selon un motif géométrique (maille) se répétant à l’infini.

Le cristal résulte, en effet, de la juxtaposition jointive, face contre face, d’une même structure polyédrique, respectant certaines lois de symétrie, comme le cube qui en est la parfaite expression. Tous les polyèdres possédant ses éléments de symétrie sont dits appartenir au système cubique. C’est le cas du sel (chlorure de sodium).

Le sel est une des matières premières essentielles de la chimie minérale. En France, celle-ci consomme près de 40 % du sel cristallisé utilisé (production de chlore et de soude). Si l’on tient compte du sel en dissolution (carbonate de soude), ce taux atteint 75 %.

L’utilisation industrielle du sel prend toute son importance avec le procédé mis au point par Nicolas Le Blanc sous le règne de Louis XVI. Il a trait à la " fabrication de soude, extraite en grand du sel marin ". En 1861, Ernest Solvay dépose le brevet relatif à la fabrication industrielle du carbonate de soude au moyen de sel marin, d’ammoniac, d’acide carbonique et de chaux. Ces découvertes sont à l’origine de l’aménagement des marais salants en unités modernes et de l’exploitation de nouveaux gisements de sel auxquels est lié l’essor des salines ignigènes.

Comité des Salines de France
6/8 rue de Milan - 75009 Paris
Tél: 01 47 66 52 90 - Fax: 01 47 66 52 66
contact@salines.com