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Production et applications   

Sel routier et viabilité hivernale

Les intempéries sont à l’origine de nombreuses perturbations de la vie quotidienne. Elles affectent notamment les transports de biens et de personnes. En hiver, le réseau routier est au coeur des préoccupations des usagers et de ceux qui ont la responsabilité de son entretien.

Le gravier, le sable, les scories et autres résidus ne favorisent que très imparfaitement la fonte de la neige. Leur utilisation n’est pas sans inconvénients pour l’environnement (engorgement des canalisations, dépôts boueux aux abords des chaussées), pour les chaussées (détérioration du revêtement) et pour l’homme (migration de métaux lourd dans la nappe phréatique).

Il faut sept fois moins de sel que de sable, ou tout autre abrasif, pour traiter une chaussée enneigée ou verglacée. L’emploi du sel comme fondant routier est d’autant plus justifié qu’il est à la fois économique et efficace. Le sel possède la faculté d’abaisser le point de congélation de l’eau dans laquelle il est dissout.

Pour être d’une efficacité optimale, notamment en traitement préventif, le sel routier doit être épandu sous la forme qui lui permet de rester à la surface de la chaussée et d’y trouver les conditions nécessaires à son action. La présence d’un film salé sur le revêtement empêche le verglas de se former ou la neige d’y adhérer et de durcir en formant une couche glissante. Si la neige tombe en abondance, il faut attendre le passage des chasse-neige, pour commander l’intervention des saleuses (ne pas confondre enlèvement mécanique de la neige et déneigement).

On emploie le sel en l’état (grains), en saumure ou en " bouillie ". Il s’agit dans ce cas d’un mélange aux proportions variables de sel et de saumure. Le sel employé seul agit de manière satisfaisante jusqu’à -8°C. A des températures inférieures, ou si l’air est très sec, il devient nécessaire d’utiliser un mélange de sel et de chlorure de calcium (ou de chlorure de magnésium).

Les quantités de sel à épandre sont variables :

  • de 5 à 8 g/m2 en salage préventif,

  • de 10 à 15 g/m2 pour éliminer une mince couche de verglas ou la neige subsistant après le passage du chasse-neige.

La dose optimale est déterminée par les services de l’équipement et les agents chargés de la viabilité hivernale en fonction des différents états de la chaussée à traiter et de la température de l'air.

En France, l’utilisation de sel routier est facilitée par une norme AFNOR (NF P 98-180) révisée. Son adoption témoigne de l’importance de la viabilité des routes en hiver pour les usagers et pour l’économie.

Le maintien de la route au noir au plus fort de l’hiver ne doit pas entretenir chez le conducteur d’un véhicule un sentiment de sécurité absolue. Il doit être prudent et rester continuellement maître de celui-ci.

Comité des Salines de France
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