Sel & Savoir-faire

Sel & Déneigement

Le sel de déneigement

En période hivernale, les pouvoirs publics et les collectivités locales mettent en place un plan de prévention, dit de viabilité hivernale, afin d’assurer des conditions de circulation acceptables et de réduire les risques pour les usagers de la route.
Le sel est un acteur majeur de ce dispositif.

Prévenir la formation de verglas

Comme son nom ne l’indique pas, le sel de déneigement est principalement utilisé pour prévenir la formation de verglas. Le déneigement, à proprement parler, est réalisé par les chasse-neige sur les routes ou le pelletage sur les trottoirs.

Un excellent fondant routier

Le sel présente la propriété d’abaisser le point de congélation de l’eau (une eau salée gèle à une température inférieure à 0°C). En fondant sous l’effet de l’humidité, le sel de déneigement empêche l’eau présente sur la chaussée de se solidifier en glace et prévient la formation de verglas aux températures habituellement rencontrées en France. Le sel est efficace jusqu’à des températures de – 7 à – 8°C. A des températures inférieures, ou si l’air est très sec, le sel (chlorure de sodium) peut être mélangé à du chlorure de calcium ou du chlorure de magnésium.
Le sel est à ce jour, de loin, le principal fondant routier. Il présente le meilleur rapport qualité / prix, car ce minéral d’origine naturelle est efficace, économique et peut être disponible en grande quantité en fonction des besoins. Les pistes aéroportuaires n’utilisent pas de chlorure de sodium mais des fondants spécifiques.

De la brouette au GPS

L’utilisation du sel pour éviter les chutes remonte déjà à plus d’un siècle. Dans les années 1880, des intempéries importantes conduisent Paris à envisager le salage des rues. Des cantonniers armés de brouettes de sel et de pelles sillonnent les rues parisiennes, jour et nuit. La viabilité hivernale moderne apparaît avec les jeux olympiques de Grenoble de 1968 qui ont servi de test grandeur nature en France. Au cours des années, le matériel s’est considérablement amélioré, les agents sont formés pour une meilleure utilisation des fondants en fonction des circonstances et anticipent leurs interventions à l’aide des services météorologiques. De plus en plus, les véhicules d’intervention sont désormais équipés de système GPS pour faciliter l’organisation des circuits de déneigement.

Un traitement optimisé des routes en période hivernale

Les acteurs de la viabilité hivernale ont beaucoup travaillé ces dernières années pour optimiser le traitement des routes en période hivernale. Des études portant sur l’impact de différents aspects tels que, par exemple, la granulométrie et l’humidité des fondants, couplés à la mise en place de techniques complémentaires de traitement – saumure, bouillie de sel (mélange de sel en grains et de saumure en proportions variables) – et une évolution constante du matériel d’épandage, ont permis de mieux maîtriser le salage, de saler moins et mieux le réseau routier, avec une efficacité de traitement encore plus grande dans un meilleur respect de l’environnement.

Un produit normé

En France, une norme AFNOR (NF P98-180) définit les spécifications du chlorure de sodium utilisable comme fondant routier. Pour répondre à cette norme, le sel ne peut être qu’un sel de « première intention » (c’est-à-dire avoir été produit dans ce but). Il doit respecter des critères de pureté, de granulométrie, d’humidité et être traité pour empêcher sa reprise en masse.
En mars 2011 a été publiée une norme expérimentale, la XP P98-181, qui définit les critères de performance que doivent respecter les fondants, solides ou liquides, pour le service hivernal.

Pour en savoir plus sur le sel utilisé en viabilité hivernale, voir le site de l’ASSELVIA (Association pour le sel au service la viabilité hivernale)

Références :

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